Un festival de femmes à l’honneur…

Ajoutons Pinelopi Koujianou Goldberg nommée au poste d’économiste en chef de la Banque Mondiale au 1er  novembre 2018.

Credit: Michael Marsland, Yale University

En quelques jours, 5 femmes nommées ou récompensées. Ne boudons pas notre plaisir.

  • Gita Gopinath 1ère femme cheffe économiste au FMI. Les départements de recherche du FMI, de la Banque mondiale et de l’OCDE sont désormais pilotés par des femmes. Une banalisation bienvenue.
  • Frances H. Arnold Prix Nobel de chimie
  • Donna Strickland Prix Nobel de physique

3 modèles de femmes pour inciter les filles à faire des études scientifiques.

  • Nadia Murad Prix Nobel de la paix
  • Barbara Cassin, philosophe et philologue, 5ème femme médaille d’or du CNRS pour ses recherches menées autour du pouvoir des mots et du langage. Elle est aussi membre de l’Académie Française, où il y a actuellement 5 femmes sur 36.

Assia Djebar, une académicienne partie dans la discrétion

Elle fut la 1ère femme algérienne admise à l’Ecole Normale Supérieure en 1955. Elue à l’Académie Française il y a 10 ans, le 16 juin 2005, elle est décédée le 6 février dernier.

De son vrai nom Fatima Zohra Imalayène, elle a choisi un nom de plume Assia = consolation Djebar = intransigeance. Un oxymore ? Ou un programme de vie ?

Elle est souvent qualifiée de fondatrice de la littérature féminine algérienne d’expression française. Les media mentionnent son décès et retracent son parcours d’écrivain et de professeur d’Université, de manière plutôt discrète.

Il n’est pas trop tard pour lui rendre hommage en découvrant ses livres, depuis le premier « la soif » paru en 1957 jusqu’à « nulle part dans la maison de mon père » paru en 2007.

50 ans de littérature, mais aussi de théâtre, de poésie et de films.

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