Apps, crowdfunding, acteurs numériques… la révolution tranquille du Salon des Entrepreneurs.

Nouvellement élue à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Val de Marne, je suis retournée au Salon des Entrepreneurs pour me retremper dans l’ambiance du créateur d’entreprise et du porteur de projet, 15 ans après mes premières visites. La numérisation frappe le visiteur par sa présence massive : un village entier lui est consacré le « Small Business Tech »

  • Les conférences, ateliers et autres « keynotes » se succèdent et ne désemplissent pas, animés par des acteurs devenus incontournables : Google (déjà présent il y a 10 ans avec des ateliers AdWords) mais aussi Facebook, Le Bon Coin, Salesforce, et plein d’autres prêts à favoriser votre croissance …en tout 59 orateurs (dont 11 femmes soit 18%, leur présence habituelle dans la « high-tech »).
  • Les sites Internet sont à peine mentionnés (tout en restant incontournables pour exister) ce sont les Apps qui sont maintenant à l’honneur : tout créateur d’entreprise se doit d’inclure cet outil dans sa panoplie de vente.

Deuxième changement notable, la montée des financements alternatifs dont le « crowdfunding », en plein boom.

Ce qui n’a pas changé

  • La foule: nombreuse, très nombreuse, diverse par l’âge et le sexe, et sans doute les situations et préoccupations. Le salon est un peu victime de son succès car l’accès aux stands et conférences est parfois difficile.
  • Des acteurs incontournables: financeurs, réseaux d’accompagnement, collectivités vantant les mérites de leur territoire et leurs incubateurs, pépinières, couveuses et autres « valleys » (dont Bourges ma ville natale), experts-comptables et avocats, assurance et prévoyance sont toujours au rendez-vous.
  • Les media sont là aussi, reconnaissables à leur ruban de badge jaune (quand les visiteurs en ont un orangé) : il est vrai que de nombreux candidats à la présidentielle étaient prévus, c’est peut-être plus la politique qui les attire que l’économie ?

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La taille de police du dernier rang…une Apps à développer ?

Vous l’avez sans doute remarqué quand vous assistez à une présentation dans un amphi : au dernier rang (et souvent dès le milieu de la salle), impossible de lire les diapositives projetées. Pourtant, le support visuel contribue à la compréhension du discours et à sa mémorisation.

Mais avez-vous tenté de passer de l’autre côté et de demander aux organisateurs de l’événement la taille de police de caractères minimale permettant d’être lu au dernier rang dans leur salle ? Si vous avez eu une réponse, félicitez vos interlocuteurs. C’est le nombre à connaître quand on prépare un exposé mais il semble un secret bien gardé.

Alors, existe-t-il une Apps qui permettrait, à partir du nombre de rangs dans la salle, de communiquer la taille de caractères à utiliser ?

Sans cette Apps, et quand j’ai du temps (et que la salle est libre d’accès), je viens très en avance, j’installe le matériel de projection et je me place au dernier rang pour lire mes diapositives de loin et apporter si besoin les modifications nécessaires.

La bataille Apple – non Apple a aussi son impact : la conversion d’un monde dans l’autre déforme les visuels prévus et donne parfois quelques surprises aux conférenciers, les systèmes de vidéo projection étant souvent issus du monde Microsoft.

Un autre élément parfois difficile à obtenir : un tabouret haut pour ne pas devoir rester debout durant toute la durée de son exposé. La longue succession de cérémonies de vœux institutionnels auxquels j’ai pu assister durant ce mois de janvier me confirme que rester debout durant plusieurs heures semble une compétence requise, tant pis si nos muscles et autres tendons n’ont plus 20 ans.

Par contre, il est de plus en plus courant de disposer d’un micro mobile (ceux qu’on tient comme une glace sous son menton) ou d’un micro-cravate afin de ne pas être condamné à l’immobilité derrière le pupitre fixe avec tout ce qu’il enlève de dynamique à votre prestation.

Pour en finir avec les détails pratiques, la bouteille d’eau reste appréciée du conférencier mais il faut parfois la demander avec insistance (ou l’emporter à l’avance dans son sac…).

Voilà, un petit billet d’humeur et d’humour avant de reprendre la série consacrée à quelques réflexions sur l’égalité et la mixité.

Au fait, pour l’Apps, je suis preneuse, et si possible en dehors du monde Apple : rien contre, mais force d’habitude, après 25 ans chez IBM, je n’ai pas encore basculé dans le monde des I-xxx.

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