Et pourtant, beaucoup de choses marchent bien en France…

Détails de la vie quotidienne dans une petite ville du New Jersey, à 1 heure de New York.…

  • Des réseaux de fils (électricité et téléphone) aériens en pleine ville, défigurant le paysage et depuis longtemps disparus dans nos rues citadines
  • Un tri des déchets minimaliste, pas de conteneur mais des sacs poubelles qui s’entassent
  • Des lumières allumées 24h/24 dans les couloirs d’une résidence étudiante, sans possibilité de les éteindre
  • Un choix de lingerie à déprimer (beige, noir et blanc semblent les seules couleurs autorisées aux américaines, et dans des modèles dignes de nos grand-mères) dans un magasin pourtant situé dans une zone de chalandise à revenus élevés
  • Une robinetterie à l’ancienne, le mitigeur semblant inconnu ici
  • Un mode de vie basé sur la voiture individuelle et où les transports en commun font défaut : un vieux train de grande banlieue (le New Jersey Transit) comparable en confort et en régularité à nos vieux Intercités (cf la ligne Paris-Orléans) et non pas à nos TER tout neufs (du moins dans certaines régions qui ont investi) ; avec des exceptions comme le réseau de navettes gratuites de l’Université de Princeton le « Tiger Transit », au financement privé…
  • Du positif pour finir : des vélos en libre-service sont apparus ce printemps sur le campus depuis ma précédente visite à l’automne 2015.

Qualité de l’infrastructure et des « Utilities », mode, art de vivre, démarche écologique, nous sommes sur beaucoup de points « en avance » sur nos amis américains….comme nous sommes sans doute « en retard » sur d’autres. Rien de tel qu’une absence de quelques jours pour mieux apprécier notre quotidien en le regardant avec d’autres yeux.

 

Princeton University

Nassau Hall – Princeton University – New Jersey

Ce billet, le 100ème de ce blog, clôt une série « américaine », après les 2 précédents consacrés au livre d’Anne-Marie Slaughter.