La parité à quel prix ? Celle de nos envies ?

La parité est à l’honneur avec de nouvelles contraintes au 1er janvier concernant tant le privé que le public. En politique elle reste difficile à se traduire dans les faits :

  • Ainsi, suite aux élections régionales de décembre 2015 il y a 48% de femmes parmi les conseillers mais seulement 3 présidentes sur les 17 régions (13 en métropole) : Valérie Pécresse en Ile de France, Carole Delga en Occitanie Pyrénées Méditerranée et Marie-Guite Dufay en Bourgogne Franche-Comté.
  • Les élections législatives prévues les 11 et 18 juin seront observées de près pour les candidatures comme pour les élues.

Les quotas dans les Conseils d’Administration publics et privés :

  • Les deux lois « Copé-Zimmermann » du 27 janvier 2011 et « Sauvadet » du 12 mars 2012 ont fixé au 1er janvier 2017 l’échéance pour atteindre 40% de femmes (ou un écart maximum entre femmes et hommes de 2 pour les CA de 8 membres et moins) dans les conseils d’administration ou de surveillance de toutes les entreprises de 500 salariés et plus et présentant un chiffre d’affaires d’au moins 50 millions d’euros, de même que dans les Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial (EPIC) et les Etablissements Publics à caractère Administratif (EPA).
  • Mais alors que faire pour les COMEX, les CODIR et autres instances de cadres supérieurs où il n’est pas question d’appliquer des quotas ? (COMEX = comité exécutif CODIR = comité de direction)

Stéréotypes et idées reçues sont en effet bien connus pour leurs effets sur les recruteurs et managers, les incitant à choisir des personnes qui leur ressemblent…Moins connus sont leurs effets sur nous-mêmes.

  • Auto-stéréoype : les stéréotypes concernant la catégorie à laquelle nous appartenons. Ainsi les femmes peuvent manquer de confiance en elles car elles partagent des stéréotypes négatifs sur les femmes.
  • Meta-stéréotype : les stéréotypes que nous pensons qu’a l’autre catégorie sur la nôtre – par exemple, ce que les femmes pensent que les hommes pensent d’elles. Cela peut générer de l’autocensure. Celle-ci peut porter sur les compétences « je n’en suis pas capable » ou sur l’appétence « je n’en ai pas envie ».

Réfléchir sur nos envies, un beau projet pour 2017 ?

Bonne Année à vous tous.

Parité entre femmes et hommes

La parité à quel prix ?