L’égalité, comment ? Les réseaux sont plus que jamais d’actualité.

En 2016 de nouveaux réseaux de femmes ou mixtes se sont créés en entreprise.

 

nuage-noms-reseaux-femmes-entreprises

Nuages de mots à partir de noms de réseaux de femmes ou de réseaux mixtes en entreprise

 

Ce fut aussi une année d’anniversaires

  • 15 ans du cercle Interelles réunissant les réseaux d’entreprises technologiques  http://www.interelles.com/
  • Quadruple célébration pour HEC : 100 ans de la création d’HECjf, 40 ans de mixité de l’école HEC grande école, 15 ans de la commission HEC au Féminin, 10 ans du prix Trajectoires https://hecalumni-trajectoireshecaufeminin.com/
  • Un réseau mixte intéressant qui vient de fêter son 1er anniversaire : « Jamais sans elles » pour ceux qui refusent de participer à des événements professionnels 100% masculins http://www.jamaissanselles.fr/

 Plus que jamais en 2017, les réseaux seront donc d’actualité. Ils sont clairement un des moyens de déployer une politique d’égalité entre les femmes et les hommes dans les entreprises. A condition de s’inscrire dans la stratégie de l’entreprise, avec un appui fort, visible et constant de la Direction Générale. Trop de réseaux souffrent d’une faiblesse de moyens, d’un positionnement ambigu, et risquent l’essoufflement.

 Et malgré toute la puissance et les fonctionnalités offertes par la version électronique de ce qu’on appelle les réseaux « sociaux », les rencontres entre personnes physiques restent indispensables pour nouer des liens, échanger des expériences, partager des moments de convivialité.

 P.S. N’hésitez pas à nous signaler votre réseau. Vous pouvez également nous demander notre étude sur les relations entre réseaux de femmes et DRH dans les entreprises.

 

Ce qui a changé (ou pas !) en 40 ans de vie professionnelle

J’ai franchi la porte du 96 rue Réaumur le 1er septembre 1976, alors haut lieu d’IBM avec ses salles machine en vitrine. 40 ans plus tard, quelles différences dans le monde du travail ?

40 ans

Ce qui a changé

  • Accélération des échanges : leur temps se mesurait en jours (voie postale), c’est maintenant en minutes (SMS, emails, appli et sites Internet).
  • Rythme : on travaillait 40 heures par semaine et on n’avait que 4 semaines de congés par an ; et pourtant, le rythme semblait moins intense, ou du moins plus irrégulier : à des périodes de forte activité (projet, appel d’offres, annonce de nouveau produit,…) succédaient des temps morts (voir article du 20 octobre 2015 sur leur bienfait). On dirait qu’aujourd’hui, on ne s’arrête jamais ! (voir Post-Scriptum ci-dessous).
  • Moyens de communication: en 1976, nous avions un combiné téléphonique pour 2 ingénieurs (ligne fixe bien sûr) mais déjà un terminal dit passif par personne (le PC n’est arrivé qu’un peu plus tard).
  • Habillement: le formalisme a fortement diminué, finis les ingénieurs commerciaux IBM en costume 3 pièces et chemise blanche, la cravate ne se porte plus tous les jours mais en fonction des circonstances et des milieux professionnels.
  • Media: la 3ème chaîne de télévision française est créée en 1972, le monopole de Radio France cesse en 1981, le journal papier est concurrencé par le numérique et l’explosion d’Internet. La quantité est énorme et impossible à appréhender. Qu’en est-il de la qualité ? A chacun de se faire juge…et de développer l’esprit critique de nos enfants… !

Ce qui a peu ou moins changé – exemple des moyens de transport

  • L’avion – Roissy 1 fut inauguré en 1974. N’en déplaise aux avionneurs et compagnies aériennes, les progrès en ce domaine sont moins frappants que dans d’autres !
  • Le RER B a remplacé la ligne de Sceaux en 1977, le réseau est plus grand mais reste sous-dimensionné par rapport aux besoins
  • Le périphérique parisien date de 1973, les voitures sont plus sûres mais les embouteillages n’ont pas disparu…

Les questionnements

Qu’en est-il de la situation respective des femmes et des hommes ?

A mon arrivée chez IBM, j’ai découvert une enquête interne sur les femmes réalisée en mai 1976. Je venais moi-même de la 1ère promotion mixte d’HEC (Jouy en Josas, comme nous disions alors, pour nous distinguer d’HECjf qui fermait ses portes et dont nous fêtons le centenaire de la création). Beaucoup de choses ont changé tant sur le plan pratique que dans les esprits (voir par exemple article du 20 mars 2014). Et beaucoup reste à faire…

Les hommes aussi ont gagné en 40 ans, plutôt sur le plan familial : le congé paternité de 11 jours, la possibilité du congé parental, la garde alternée…mais le stéréotype du « bred winner » a-t-il pour autant disparu ?

Et les relations de travail ?

Les éléments de preuve (comme les faits et dates cités ci-dessus) sont moins faciles à trouver.

En positif, il me semble que les relations sont plus informelles.

En négatif, j’ai l’impression que le vocabulaire quotidien s’est dégradé, en  particulier chez les « élites » – journalistes, dirigeants d’entreprise, personnalités politiques et « intellectuelles ». Toutefois, la lecture des débats parlementaires des 2 siècles précédents pourrait me faire revoir mon jugement, les « noms d’oiseaux » et autres invectives y abondaient déjà.

P.S. deux mois de silence sur le réseau….

Par choix personnel, j’ai privilégié en juillet et août ma famille (dont les expatriés reviennent en France l’été) et laissé un silence de 2 mois s’installer dans LinkedIn et sur ce blog.

Le réseau ne m’a pas oubliée : une quarantaine de demandes de contact, une vingtaine de félicitations pour les 14 ans d’Isotélie (la société a été créée en mars 2013 mais c’est en juillet 2002 que j’ai quitté IBM), plus de cent demandes d’adhésion au groupe Egalité Professionnelle (j’y reviendrai)….

Il est vrai que cette période a été abondante en actualités tristes (attentats), questionnantes (vote du Brexit, candidats des élections présidentielles américaine et française), sportives (Euro 2016, Jeux Olympiques), religieuses (JMJ à Cracovie) etc… avais-je besoin d’y ajouter mon grain de sel ?

Jerôme Ferrari, qui arrête sa chronique hebdomadaire dans La Croix, l’a bien exprimé : « pouvoir me taire lorsque je n’ai rien à dire est un luxe auquel je ne peux me résoudre à renoncer tout à fait » La Croix lundi 4 juillet 2016

 

 

Mon réseau, notre réseau, vos réseaux ?

Indispensable jusqu’à….saturation ? On parle en effet plus que jamais de réseau sur la toile en ce moment.

  • Le réseau, composé de personnes, que chacun de vous entretient plus ou moins bien.
  • Les réseaux de femmes en entreprise ou en associations.
  • Les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo…) ou plus généraux (Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Pinterest….) ou plus spécialisés, par exemple dans les rencontres (un vaste choix à votre disposition…).

Pour s’y retrouver quelques enquêtes ou études récentes :

Sur l’usage de leur réseau par les cadres, l’étude HEC au Féminin, menée avec Ipsos et le BCG (Boston Consulting Group)

http://www.hecalumni.fr/fr/magazine/la-une/la-une/laurence-rigolini-e10-laureate-trajectoires-hec-au-feminin-2015

Sur les réseaux de femmes et leurs relations avec les DRH, l’étude d’Isotélie www.isotelie.com/

Sur le recrutement, l’enquête de Regions Jobs

http://groupe.regionsjob.com/societe/actualites/FilInfo/27536/Grande-enquete-2015-sur-les-methodes-de-recrutement.aspx

Des ateliers et des formations (pour les franciliens)

http://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/ebusiness

Des livres et des articles… : là encore un vaste choix disponible.

 

Et si cet article vous parvient, c’est par votre réseau, non ?

social work business

 

 

Les Trophées et les Prix auront-ils plus de succès que les quotas ?

1ers Trophées de la Femme du BTP le 16 décembre 2014 avec Le Moniteur.

3èmes Trophées des femmes de l’industrie avec L’Usine Nouvelle.

3èmes Trophées de la femme dans l’assurance avec L’Argus de l’Assurance.

Prix pour les Femmes et la Science de l’UNESCO et L’Oréal depuis 16 ans.

Prix Trajectoires HEC au Féminin depuis 2007.trajectoires HEC feminin

Évidemment, j’en oublie…

Le côté positif, c’est que nous disposerons ainsi de modèles – « role model » dans le monde anglo-saxon – variés de parcours féminins réussis. Or, on sait que l’absence de ces modèles est un des obstacles aux carrières des femmes.

Y a-t-il un côté négatif ?

Le même que dans mon article précédent sur « plus de femmes à Davos » ou « un Davos pour les femmes ».

Je rêve de connaître le moment où nous n’aurons plus besoin de ces prix réservés aux femmes et où les femmes prendront toute leur place dans les prix mixtes de leurs professions respectives.

Emma Watson, 24 ans, dont j’ai écouté avec plaisir et émotion le discours devant l’ONU, a sans doute plus de chance que moi de le vivre.