Dormir plus, un moyen simple et économique pour lutter contre le stress

Nous dormons en moyenne 1 heure de moins par 24h qu’il y a 50 ans. Notre organisme n’a évidemment pas « muté » durant cette période et le manque de sommeil est une source connue d’impacts négatifs, que ce soit sur la santé, la qualité de vie, les capacités cognitives, l’humeur, les relations, etc…

[…] Les Français dorment en moyenne 8h30 par jour, mais ils dorment de moins en moins : moins 10 minutes entre 1986 et 1999 puis encore moins 13 minutes entre 1999 et 2010 […]

Extrait de enquête sur les temps de vie de l’INSEE

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1377#inter1

A noter que les femmes dorment 13 minutes de plus que les hommes (tous âges et situations confondus).

La qualité de notre sommeil est également en jeu : à chacun de (re)devenir plus attentif aux signaux de l’endormissement et à se préparer au sommeil dans l’heure qui précède.

Le manque de sommeil et de sa qualité est encore plus patent chez les adolescents. Autant l’on ne peut que se féliciter de bénéficier de toutes les possibilités qu’offrent smartphones, réseaux sociaux et autres « NTIC » pour nous faciliter la vie et les relations, autant – prenant le risque de passer pour totalement rétrograde – il faut insister sur la nécessité de couper tous ces moyens de communication durant la nuit pour garantir un sommeil sans interruption externe.

Et le prétexte souvent donné – la fonction réveil du téléphone – peut facilement être contourné : les bons vieux réveils existent encore, et de plus perfectionnés sont arrivés – par la lumière, la musique et même l’odeur du café !

 

REVEILS recherche images Google

résultats de la recherche « réveil » dans Google images

Et certes, nous avons beaucoup à faire, mais moins que nos prédécesseurs d’il y a 50 ans : nous avons surtout beaucoup plus de sollicitations. Ainsi :

[…] D’après une étude menée par l’INSEE, les Français passent de plus en plus de temps devant un écran (téléphone, télévision, console, ordinateur) ce qui nuirait fortement au sommeil. La lumière dégagée par ces écrans stimule le cerveau et retarde la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil. L’endormissement se trouve ainsi retardé et la qualité du sommeil nettement dégradée.

Pour bien faire, il s’agirait alors de quitter un écran ou d’arrêter toute activité stimulante 30 minutes avant d’aller dormir […]

Extrait de http://www.assureurs-prevention.fr/sites/jcms/p1_669634/fr/les-francais-ont-perdu-une-heure-de-sommeil-en-50-ans?cc=pb_5236

[…] L’enfant, l’adolescent, le travailleur en horaires décalés, mais aussi toute personne sur le long terme, a besoin d’une quantité incompressible de sommeil de bonne qualité, en deçà de laquelle la santé et les capacités de travail ou d’apprentissage sont mises en cause […]

Extrait de http://tnova.fr/rapports/retrouver-le-sommeil-une-affaire-publique

Rapport cité aussi dans http://www.institut-sommeil-vigilance.org/category/actualites

L’auteure de ces lignes garantit ne posséder aucun intérêt particulier à la vente de réveils.

Mars, mois pour les femmes ?

La grandissante légitimité du sujet pourrait se mesurer à la multiplication des événements organisés à l’occasion du 8 mars, journée internationale des femmes (*) et (**). Une journée n’y suffit plus. Associations, entreprises, syndicats, partis politiques, clubs et réseaux divers, chacun aborde le sujet sous un angle différent.

Et justement, une publication de l’INSEE nous apprend que la vie associative s’est elle aussi plus féminisée, avec presqu’autant de femmes que d’hommes engagés dans des associations. Voici l’évolution sur 30 ans :

  • 2013 : 44% des hommes et 40% des femmes sont membres d’au moins une association.
  • 1983 : 53% des hommes pour 34% des femmes

Mais les domaines de prédilection restent différenciés :

  • Syndicats et sport pour les hommes, plus présents aussi dans la défense des droits
  • Culture, action sociale pour les femmes, plus présentes dans des activités dites de convivialité

vie associative et femmes

Concernant 42% des français de plus de 16 ans, l’activité associative est le reflet des attributions que l’on trouve ailleurs dans la société :

  • Dans les entreprises : voir notre article du 15 janvier « après le plafond de verre, les parois »
  • Dans le pouvoir politique où malgré les différentes lois sur la parité, les postes exécutifs restent déséquilibrés.

Il reste donc encore à accomplir un double mouvement – vertical et horizontal – pour que les femmes accèdent à plus de pouvoir dans tous les domaines, à hauteur de leur présence dans la population.

 

Voir INSEE Première N°1580 de janvier 2016

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1580#inter2

Graphique extrait de l’article dans les Echos du 12 janvier 2016 www.lesechos.fr/

(*) comme on dit la fête des pères et la fête des mères et non pas la fête du père ou la fête de la mère…

(**) amusant que ce soit le mois de MARS pour ceux qui l’associent plutôt aux hommes…

 

La contrainte (via les quotas) moteur du changement ?

Plusieurs exemples incitent à le penser.

Féminisation des conseils d’administration du CAC 40.

Depuis l’annonce puis le vote de la loi Coppé-Zimmermann, la féminisation s’est accélérée. Oubliées les déclarations sur le manque de femmes candidates ou disponibles ou compétentes. Quel dommage de devoir cette évolution à une obligation de quota !

Vous avez dit quota ? Il en est de même pour l’intégration des travailleurs handicapés. Depuis la loi de 2005, qui a renforcé l’obligation et l’a élargie aux fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière), les choses bougent… au moins dans la communication. Les maisons départementales du handicap ont parfois du mal à suivre : certaines personnes sont en attente de réponse sur leur dossier de reconnaissance de handicap depuis plus d’un an…

Et pour les seniors ?

Eh oui, ça date déjà de 2009 ! Rappelez-vous : obligation, pas obligation, le feuilleton a duré longtemps ; finalement le couperet est tombé : 1 % de masse salariale de pénalité si pas de plan ou d’accord (pour les entreprises de plus de 50 salariés). Le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 28,3 en 1998 à 41,5 en 2011, sous l’effet de différents phénomènes. Pour l’ensemble de l’Union Européenne, le taux est de 47,4.

Et au fond, tout cela est humain, très humain ! Pour changer, il nous faut souvent :

  • beaucoup de volonté,
  • une échéance rapprochée
  • et une contrainte externe.

Toutes les formations de gestion du temps l’évoquent.

En ces temps de rentrée scolaire, cela rappellera aux parents parmi nous que rien ne sert de crier après le lycéen ou l’étudiant qui attend le dernier moment pour réviser : c’est le plus souvent au pied du mur, quand on n’a pas le choix, qu’on agit !

taux emploi seniors

Source INSEE

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=CMPECF03159

 

 

 

 

Comment faire lire mon fils ?

Sur le stand de Lire et faire lire au forum de rentrée à Villejuif ce samedi, une demande récurrente des parents : mon fils ne lit pas, que faire ?

Les statistiques sont là : les femmes lisent (beaucoup) plus que les hommes. Comme les enfants imitent le monde des adultes, les filles lisent plus que les garçons. Et elles sont plus attirées par les livres…dès la petite enfance, à la crèche !

En Grande Bretagne aussi, comme le dit cette étude de 2012 :            […] L’étude met en cause également l’absence de figures masculines pour promouvoir la lecture. La commission recommande d’encourager les pères à faire aimer la lecture à leurs fils. […]

Extrait de cet article : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120703.OBS5902/pourquoi-les-garcons-lisent-ils-moins-que-les-filles.html

La commission anglaise pour que les garçons lisent : http://www.literacytrust.org.uk/policy/boys_reading_commission

Quelques idées en vrac – on peut lire

  • avec ses enfants bien au-delà de l’âge où ils savent lire seuls…..et même jusqu’en classe de 3ème.
  • en même temps à des enfants d’âge différents, les plus grands faisant découvrir aux plus petits leurs histoires d’enfance préférées
  • à haute voix, chacun à tour de rôle une page, un paragraphe ou un personnage
  • tout : une recette de cuisine, un article de journal sur un sujet qui passionne, du théâtre, une bande dessinée.

Si vous avez plus de 50 ans et souhaitez faire partager votre plaisir de la lecture à des enfants, vous pouvez donner de votre temps par exemple par l’intermédiaire de l’association lire et faire lire www.lireetfairelire.org

Les statistiques de pratique de la lecture par sexe et âge en 2012 sur le site d l’INSEE

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATCCF05410&reg_id=0

55% des hommes n’ont lu aucun livre dans les 6 derniers mois contre 33% des femmes

(pour les 16-24 ans : 54% des garçons contre 27% des filles)

11% des femmes ont lu entre 1 et 2 livres par mois contre 6% des hommes

Et toujours d’actualité, le livre de Daniel Pennac, « Comme un roman », paru en 1992, et ses droits imprescriptibles du lecteur.

Daniel Pennac comme un roman