Et pourtant, beaucoup de choses marchent bien en France…

Détails de la vie quotidienne dans une petite ville du New Jersey, à 1 heure de New York.…

  • Des réseaux de fils (électricité et téléphone) aériens en pleine ville, défigurant le paysage et depuis longtemps disparus dans nos rues citadines
  • Un tri des déchets minimaliste, pas de conteneur mais des sacs poubelles qui s’entassent
  • Des lumières allumées 24h/24 dans les couloirs d’une résidence étudiante, sans possibilité de les éteindre
  • Un choix de lingerie à déprimer (beige, noir et blanc semblent les seules couleurs autorisées aux américaines, et dans des modèles dignes de nos grand-mères) dans un magasin pourtant situé dans une zone de chalandise à revenus élevés
  • Une robinetterie à l’ancienne, le mitigeur semblant inconnu ici
  • Un mode de vie basé sur la voiture individuelle et où les transports en commun font défaut : un vieux train de grande banlieue (le New Jersey Transit) comparable en confort et en régularité à nos vieux Intercités (cf la ligne Paris-Orléans) et non pas à nos TER tout neufs (du moins dans certaines régions qui ont investi) ; avec des exceptions comme le réseau de navettes gratuites de l’Université de Princeton le « Tiger Transit », au financement privé…
  • Du positif pour finir : des vélos en libre-service sont apparus ce printemps sur le campus depuis ma précédente visite à l’automne 2015.

Qualité de l’infrastructure et des « Utilities », mode, art de vivre, démarche écologique, nous sommes sur beaucoup de points « en avance » sur nos amis américains….comme nous sommes sans doute « en retard » sur d’autres. Rien de tel qu’une absence de quelques jours pour mieux apprécier notre quotidien en le regardant avec d’autres yeux.

 

Princeton University

Nassau Hall – Princeton University – New Jersey

Ce billet, le 100ème de ce blog, clôt une série « américaine », après les 2 précédents consacrés au livre d’Anne-Marie Slaughter.

 

 

La force du stéréotype sur les capacités innées confirmée

Pourquoi la répartition des femmes et des hommes dans les disciplines académiques est-elle déséquilibrée ?

The Economist du 17 janvier se fait l’écho d’une étude en cours de Sarah-Jane Leslie (Princeton) et Andrei Cimpian (Illinois). Celle-ci montre que la croyance que certaines disciplines nécessitent pour réussir une brillance intellectuelle innée et primaire (“raw, innate brilliance”) est un facteur influant cette répartition des femmes et des hommes.

Cette croyance est aussi bien celle des professeurs de la discipline – qui vont sélectionner les candidats – que celle des candidats éventuels.

courbe women science

Graphique :

Répartition des femmes en doctorat « STEM » en fonction de la croyance des professeurs de la nécessité pour réussir dans leur discipline d’un talent qui ne peut être enseigné.

C’est donc non seulement la différenciation entre sciences dures (STEM pour natural Science, Technology, Engineering and Maths) et sciences humaines qu’il faut prendre en compte, mais la répartition dans ces deux grands domaines : ce facteur expliquerait par exemple la relative absence des femmes en philosophie.

L’article de the Economist :

http://www.economist.com/news/science-and-technology/21639439-women-are-scarce-some-not-all-academic-disciplines-new-work-suggests

Sarah-Jane Leslie de l’Université de Princeton

http://www.princeton.edu/~sjleslie/gendergaps.html

Andrei Cimpian de l’Université de l’Illinois

http://www.psychology.illinois.edu/people/acimpian