La contrainte (via les quotas) moteur du changement ?

Plusieurs exemples incitent à le penser.

Féminisation des conseils d’administration du CAC 40.

Depuis l’annonce puis le vote de la loi Coppé-Zimmermann, la féminisation s’est accélérée. Oubliées les déclarations sur le manque de femmes candidates ou disponibles ou compétentes. Quel dommage de devoir cette évolution à une obligation de quota !

Vous avez dit quota ? Il en est de même pour l’intégration des travailleurs handicapés. Depuis la loi de 2005, qui a renforcé l’obligation et l’a élargie aux fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière), les choses bougent… au moins dans la communication. Les maisons départementales du handicap ont parfois du mal à suivre : certaines personnes sont en attente de réponse sur leur dossier de reconnaissance de handicap depuis plus d’un an…

Et pour les seniors ?

Eh oui, ça date déjà de 2009 ! Rappelez-vous : obligation, pas obligation, le feuilleton a duré longtemps ; finalement le couperet est tombé : 1 % de masse salariale de pénalité si pas de plan ou d’accord (pour les entreprises de plus de 50 salariés). Le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 28,3 en 1998 à 41,5 en 2011, sous l’effet de différents phénomènes. Pour l’ensemble de l’Union Européenne, le taux est de 47,4.

Et au fond, tout cela est humain, très humain ! Pour changer, il nous faut souvent :

  • beaucoup de volonté,
  • une échéance rapprochée
  • et une contrainte externe.

Toutes les formations de gestion du temps l’évoquent.

En ces temps de rentrée scolaire, cela rappellera aux parents parmi nous que rien ne sert de crier après le lycéen ou l’étudiant qui attend le dernier moment pour réviser : c’est le plus souvent au pied du mur, quand on n’a pas le choix, qu’on agit !

taux emploi seniors

Source INSEE

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=CMPECF03159

 

 

 

 

Moins de CODIR sans aucune femme

Si le pourcentage de femmes dans les CODIR augmente doucement, le nombre d’entreprises sans aucune femme dans leur comité de direction diminue rapidement.

En témoigne l’évolution des comités de direction depuis 2006, tels que publiés chaque semaine par l’hebdomadaire le Point dans sa rubrique Etat-major.

Les 20% de 2014 sont encourageants : 4 entreprises sur les 20 de l’échantillon. Ils succèdent aux 31% de 2013, avec 14 entreprises sur 45.

Les années précédentes, le pourcentage oscillait entre 40 et 50, avec un échantillon annuel moyen de 40 entreprises.

C’est une bonne nouvelle à double titre, car ce sont dans les comités de direction que se préparent les futurs membres de conseils d’administration : ce sont donc des viviers indispensables pour plus de mixité dans les CA.

Codir sans aucune femme

 

Evolution du pourcentage de femmes dans les comités de direction

15,33% versus 12,04 %, une lente évolution.

Voici les résultats d’une étude que nous avons réalisée sur l’évolution de la part des femmes dans les comités de direction d’entreprises et d’organismes divers depuis 13 ans.

Sur 464 comités de direction comprenant en tout 3 228 directeurs, il y a 440 femmes soit en moyenne 13,63% de femmes.

Sur la période 2001 à 2008 le pourcentage moyen est de 12,04% (245 entreprises ; 1 669 managers ; 201 femmes).

Sur la période de 2009 à 2014, il passe à 15,33 % (219 entreprises ; 1 559 managers ; 239 femmes).

La source de notre étude est la rubrique Etat-Major du magazine Le Point (www.lepoint.fr/‎) , rubrique qui parait presque chaque semaine dans cet hebdomadaire d’information et dont nous avons collecté les données, en totalité entre 2006 et 2013 et partiellement de 2001 à 2005. De ce fait, certaines entreprises ou organismes figurent plusieurs fois dans le classement, avec leur Etat Major du moment.