Le sport, anti-stress « universel » ou « obligatoire » ? Et la musique alors !

Je n’aime pas le sport. Je n’ai jamais aimé le sport.

J’aime la musique. J’ai toujours aimé la musique.

Le seul sport que j’ai vraiment pratiqué avec plaisir, c’est … la danse, donc du geste en harmonie avec la musique.

Je n’en peux plus de tous ces articles qui vantent le mérite du sport : anti-stress, garantie d’un meilleur vieillissement, d’une meilleure santé,…

Est-ce valable si on le pratique à contrecœur, comme une obligation, sans y trouver de plaisir ?

D’autres formes d’activité ont-elles le même effet ?

Je fais partie d’une chorale depuis plus de 10 ans : j’y ai gagné en puissance de voix et en souffle.

Je joue du piano depuis toute petite : cela demande une coordination yeux / cerveau / main droite / main gauche qui m’étonne toujours autant ; on lit en même 2 lignes de musique codifiées différemment (clé de sol et clé de fa), on envoie l’information à chaque main pour qu’elle joue « sa » ligne » ; et ça fonctionne ! Les muscles et tendons des mains, des bras et du dos sont sollicités.

Ces activités musicales sont depuis longtemps mon remède contre le stress.

Sans compter les nombreuses comparaisons entre Management et compétition sportive. Dans combien de sports fait-on une carrière de plus de 40 ans ? Quels dégâts sont une conséquence d’une activité sportive trop intensive ou de haut niveau ?

Une comparaison entre Management et musique a aussi du sens : chef d’un orchestre symphonique, membre d’une formation de jazz ou d’un quatuor, relations entre chanteur et accompagnateur sont des métaphores tout aussi intéressantes à utiliser, sans compter les nouvelles formes de musique et de création musicale.

Et vous, en ce début d’année où les bonnes résolutions fleurissent, quel est votre anti-stress préféré : le sport ou d’autres activités ?

Avec bien sûr mes meilleurs vœux pour 2018 pour lesquels j’emprunte la jolie formule de Nathacha Appanah dans La Croix : « le meilleur, le magnifique et le merveilleux ».

P.S. j’accueille bien sûr avec bienveillance tous les amateurs de sport de mon entourage… je n’aime pas le sport mais je peux aimer les sportifs….

En complément voir l’étude de l’APEC de juillet 2011 sur les cadres et le sport.

 

Piano

La vraie vie ?

Quand vos écrans vous submergent, revenez aux fondamentaux !

« Lis-tu les journaux, toi ? – Non, maman ne me le permet pas… »

Ce début de dialogue entre deux fillettes d’un autre temps (*) nous ouvre à une réflexion sur l’information.

Changements positifs : nous sommes beaucoup plus et mieux informés, plus jeunes, sur le monde qui nous entoure. L’information est accessible et de sources variées. Chacun peut se faire une opinion.

Changements négatifs : nous sommes trop et mal informés. Une nouvelle chasse l’autre et tout risque d’être mis sur le même plan et d’avoir la même importance. Nous sommes souvent impuissants à agir face à des nouvelles négatives, d’où un stress plus fort : une des réponses au stress étant l’action, l’impossibilité de celle-ci accentue notre mal-être. L’abondance d’informations ne signifie pas sa qualité : rumeurs, fausses nouvelles, théories du complot, absence de vérifications avant diffusion, opinions de personnes connues mais non expertes du sujet,… ; développer l’esprit critique et les capacités d’analyse et de réflexion des jeunes devient encore plus important.

La conclusion du dialogue entre nos deux fillettes, leçon de morale de l’époque, peut aussi inspirer notre quotidien : « essayer toujours de mieux faire et nous aimer, au fond, c’est cela, la vraie vie ». Quand vos écrans vous submergent, revenez aux « fondamentaux » de la vraie vie !

People holding hands on the world map

Dialogue extrait du Journal Lisette N°29 du 17 juillet 1955

« Lis-tu les journaux, toi ?

– Non, maman ne me le permet pas mais j’entends à table les nouvelles que papa commente avec mon frère aîné  […] à la T.S.F.

– l’on nous fait souvent le reproche d’être élevées en dehors de la « vie »…de la bagarre, de la misère des autres, des coups, des guerres et des crimes,

– bref d’être élevées « comme autrefois » […]

– je crois tout de même que nos parents ont raison : la connaissance du détail de tous ces faits divers lamentables ne nous apprendrait rien de plus […]

– nous avons de la chance que toutes petites on nous ait appris à essayer toujours de mieux faire et à nous aimer !

– au fond, c’est cela, la vraie vie ! »

Eh oui, à cette époque, les petites filles ne sont pas autorisées par leur maman à lire les journaux, mais les grands garçons discutent des nouvelles écoutées à la radio avec leur papa.

T.S.F. = transmission sans fil

P.S. Merci à Elisabeth de m’avoir donné accès aux « Lisette » de 1955.

Risquer de tomber du vélo ou…

du bienfait des temps morts… !

Sous l’effet combiné de multiples changements dans les entreprises et organisations, on a peu à peu supprimé les temps morts, ou du moins de ralentissement partiel de l’activité durant certaines périodes.

Flux tendus et zéro stock, possibilité (et nécessité ?) d’être joignable 7j/7 / 24h/24, réduction des coûts et « lean management », refonte des processus (le BPR ou « business re-engineering » des années 90), il ne reste plus de temps pour souffler entre 2 projets, 2 appels d’offres, 2 lancements de produits.

Cette absence de temps morts est telle que beaucoup redoutent l’accumulation des emails à leur retour de vacances : certains utilisent la dernière journée avant la reprise pour les lire et les « traiter ». D’autres restent connectés durant toutes leurs vacances pour « garder le rythme ».

On ne prend pas non plus le temps de bien finir les projets : en tirer les leçons, documenter, archiver, et aussi célébrer la réussite avec les équipes ! Vite, vite, il faut passer au suivant…

Et comme nous préférons majoritairement ce qui commence à ce qui se finit (car la fin… c’est quoi ? la mort ? le deuil ?), nous entretenons le phénomène et enchainons allègrement sur le projet suivant.

Une des raisons de l’excès de stress actuel vient de cette pression permanente sur les équipes : on ne s’arrête jamais (comme si on pédalait à bicyclette) ! Sinon, quoi ? Et si on essayait ? On tomberait du vélo ?

 

TRAMA BICICLETTE COLORATE