2 actifs sur 3 travaillent durant le confinement

Evidemment il y a les soignants dont on parle abondamment, à juste titre.

Puis on a parlé de ceux qui font tourner le minimum vital : agriculture, distribution (alimentation et aussi eau, gaz, électricité, télécommunications), police, nettoyage, transports, logistique, postiers, etc…et tout de même un peu d’industrie de production, de dépannage, d’informatique,… Cela représente 1 actif sur 3 (34% selon Fondation Jean Jaurès- Ipsos cité par Le Point du 9 avril).

Un autre tiers (30%) travaille à distance : enseignants et plein d’autres professions dans de nombreux secteurs– administration, commercial, informatique, journalisme, etc…Même si au fil des semaines, ce travail là n’est plus toujours possible par manque de clients, de projets…

Le dernier tiers (36%) est hélas soit en congé ou arrêt maladie (15%) – souvent pour garder leurs enfants – soit au chômage (21%) réel ou technique. Et ce tiers grandit avec la durée de la crise.

Certes, sont aussi confinés toute la population habituellement dite non-active : étudiants, retraités (les EHPAD accueillent plutôt les plus de 85 ans) et autres.

Du coup, nous devrions être plus prudents quand nous parlons des uns ou des autres. Chaque personne vit évidemment autrement des situations aussi différentes.

Différents et égaux

La fracture du temps et du lieu

Travailler « où je veux et quand je veux » ou travailler à horaires fixes dans un lieu fixe ?

La multiplication des outils électroniques et l’inflation d’articles sur le télétravail et les joies du numérique nous font perdre de vue la réalité du travail pour de nombreuses personnes dans de nombreux métiers. Non, tout le monde ne peut pas dire « je travaille où je veux et quand je veux grâce à mon ordinateur, ma tablette, mon téléphone intelligent ».

Usines, ateliers, écoles, collèges et lycées, crèches, commerces, santé, transports et livraisons, hôtellerie, restauration, organismes et administrations recevant du public, la liste est longue : de nombreuses personnes y travaillent, contraintes de lieu et de temps se cumulent souvent.

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Alors, oui, vive le télétravail mais n’oublions pas celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler !