Fin de l’expérience…

Dans les expressions à la mode depuis quelques années il y a « l’expérience client ». Et si nous ne voulions pas « expérimenter » quoique ce soit mais juste accéder aux biens et services dont nous avons besoin sans dysfonctionnements de toutes sortes ? Bref, un « bon fonctionnement ».

Comme je le disais dans ce blog en juin 2017, c’est moins « fun », « glamour » et tendance : https://isotelie.wordpress.com/2017/06/

Mais parfois on a juste envie que ça tourne : le courrier, les transports, la banque, les administrations de toutes sortes, la gestion des « Utilities » (électricité, gaz, eau, téléphone,…), les courses, bref tout le quotidien.

On nous vante le temps gagné avec telle ou telle appli. On oublie tout le temps perdu au quotidien à juste rétablir une situation normale.

Perdu pour le client.

Perdu aussi pour le salarié ou l’agent en charge de rétablir la situation.

Et stress garanti pour tout le monde !

Alors oui aux expériences si elles contribuent à simplifier notre vie et à nous rendre plus disponibles pour les autres.

Simplifier…

Assez d’analyse, passons à l’action !

Un des travers français est de préférer l’analyse – si possible critique – à l’action (*). Et par moments je désespère de voir que certains sujets n’avancent pas….

Une plongée estivale dans ma documentation me permet de retrouver ces 2 titres d’articles :

  1. « Pourquoi les filles réussissent-elles mieux à l’école ? »
  2. « Trop peu de femmes choisissent les sciences »

Le 1er date de…. mars 2003, il y a plus de 15 ans suite à la parution du n° 886 d’INSEE Première « Motivation et performances scolaires : les filles creusent l’écart » par Zohor Djider et Fabrice Murat.

Les solutions existent pourtant, multiples puisque le problème est de nature systémique. Voici quelques pistes que je vous encourage à compléter – mais pas à critiquer ! – ou alors en remplaçant toute suggestion supprimée par une nouvelle.

  • Faire revenir des enseignants hommes dès le primaire
  • Recenser les expérimentations et permettre leur diffusion – sans forcer une généralisation « obligatoire »
    • Y compris des classes qui à certains moments ne sont pas mixtes.C’est ce que font les réseaux de femmes en entreprise.
  • Parler encore plus de l’échec scolaire supérieur des garçons pour élargir la prise de conscience : enseignants, parents, décideurs
    • et pour cela sexuer les stratistiques (résultats du bac et sorties du système scolaire sans diplôme ne sont pas les mêmes pour filles et garçons)
  • Lutter contre la violence exercée contre les bons élèves garçons dans certains quartiers
  • Encourager l’ambition intellectuelle chez les garçons
  • Encourager la lecture chez les garçons – et leurs pères…

Le 2ème date d’avril 2002. La Croix évoque un problème mondial et rappelle en particulier la création du prix scientifique mondial pour les femmes L’Oréal – Unesco en 1998.

Là encore quelques suggestions – avec la même règle que ci-dessus.

  • Rappeler que les femmes font bien des sciences mais de la vie : médecine, pharmacie, agro, disciplines où elles sont majoritaires
  • Encourager les garçons à faire médecine, pharmacie, agro…. autant qu’on encourage les filles à devenir mathématiciennes, informaticiennes ou ingénieurs
  • Traquer les stéréotypes partout où les jeunes y sont soumis : ce n’est plus la pub à la télé, ce sont les jeux vidéo, les séries sur Netflix ou les vidéos sur Youtube
  • Encourager toutes les créations mettant en valeur des équipes scientifiques mixtes
  • Encourager les colonies de vacances scientifiques en y imposant un certain niveau de mixité
  • Réorganiser les stages de découverte de 3ème en équipes mixtes

A vous la parole !

 

(*) Ainsi j’aimerais faire une suggestion à mes 2 journaux préférés – La Croix et les Echos.

Ils ouvrent leurs colonnes à des non journalistes pour des éditoriaux souvent passionnants mais frustrants car après 90% d’analyse critique, on dispose rarement de 10% pistes de solution.

Et si on imposait comme règle que celles-ci représentent 50% de l’article ? C’est le cas ici….

 

Passer à l’action

Tout s’accélère ? Peut-être pas la diffusion des idées…

Une série plutôt qu’un film, un « twitt » plutôt qu’un article, un SMS plutôt qu’un courriel (et encore moins un courrier)….on communique plus vite, plus court, …on n’a pas le temps…

Mais est-ce vrai aussi pour la diffusion des idées ?

En triant la documentation accumulée durant ces 15 dernières années – études, articles de journaux, actes et programmes de colloques, etc…– je suis frappée de 2 choses :

  • L’ancienneté de certaines idées peinant à se traduire en réalité
  • La récurrence de certains thèmes – parfois présentés comme nouveaux

Deux exemples parmi d’autres :

  • RSE et développement durable : un concept qui fait son chemin depuis le rapport Bruntland de 1987, avec un livre vert de la Commission Européenne dès 2001
  • Co-working et autres tiers lieux : un projet de bureaux partagés en région Ile de France dès 1995 (auquel j’étais associée en y représentant IBM ; la barrière technologique était trop forte à l’époque – pas de réseau wifi, débuts d’Internet…)

Normal, direz-vous. Les changements d’habitudes et de comportements, l’évolution des idées demandent du temps. Les listes ci-dessous, au lieu de nous désespérer, peuvent nous aider à démontrer la pertinence des sujets évoqués…et l’urgence d’y apporter des réponses maintenant.

Les thèmes liés aux technologies et à leur usage – recensés depuis 2002

  • Craintes vis-à-vis de la vie privée
  • Cybercriminalité
  • Transformation numérique des TPE-PME
  • Fracture numérique
  • Usage des ordinateurs dans l’enseignement
  • Accès des jeunes enfants aux écrans
  • Le temps passé sur les différents écrans par toutes les tranches d’âge
  • Nouveaux usages et fiabilité des informations : gratuit / payant / publicité ; évolution des media ; livre numérique et livre papier
  • La croissance de géants comme Google et Facebook
  • L’email dans la vie professionnelle et dans la vie privée
  • L’influence de et la dépendance aux jeux vidéo
  • La fraude aux mémoires universitaires par copie Internet
  • Logiciels libres
  • Réseaux sociaux : usages, montée en puissance en recrutement, E-reputation

Les thèmes liés au management et à la gestion des ressources humaines – recensés depuis 2002

  • Déroulement des carrières : interruptions, reconversions, précarité, autres formes de travail, changer de métier, carrière d’expert plutôt que manager
  • Intergénérationnel
  • Valeurs
  • Médiation
  • Motivation, Fidéliser, Marque employeur
  • Expatriation, Interculturel, langues
  • Gestion du temps, heure du déjeuner, mode du marathon et de la course, rôle de la pause-café
  • Bonheur en entreprise, conditions de travail, harcèlement, stress, prévention des agressions verbales, relations avec des personnalités difficiles
  • Gestion du temps, procrastination, organisation, « Slow management », confiance, relations , manager au quotidien, conflits, réunions, pyramide de Maslow, prise de parole en public, entretien d’évaluation, dialogue social
  • Formation et ses réformes, universités d’entreprise, rôle de la culture générale
  • Code du travail et ses réformes
  • Année sabbatique, « Casual Friday » et « Dress up Thursday », humour au travail, langage et jargon en entreprise : asap, FYI,…
  • Prêt de salariés, groupement d’employeurs, temps partagé
  • Mécénat de compétences

Mixité des métiers : ne pas se tromper de cible !

1ère conviction : il faut travailler en même temps sur une mixité dans les deux sens ou « double mixité ». Permanent depuis une vingtaine d’années et relativement peu efficace le discours pour encourager les filles vers des métiers exercés majoritairement par des hommes…N’a de sens qu’avec un discours symétrique envers les garçons

2ème conviction : et pour les faire revenir sur des métiers devenus majoritairement exercés par des femmes ; et pas seulement les attirer vers des métiers traditionnellement exercés par des femmes

  • En plus court, l’idéal de l’homme sage-femme ou puériculteur est un phénomène encore marginal
  • C’est aussi l’homme magistrat, l’homme juge, l’homme médecin, l’homme professeur des écoles qu’il faut re-valoriser d’urgence !

Dans l’idéal, élargir les choix professionnels pour tous !

 

une agricultrice et un hôte d’accueil

Le sport, anti-stress « universel » ou « obligatoire » ? Et la musique alors !

Je n’aime pas le sport. Je n’ai jamais aimé le sport.

J’aime la musique. J’ai toujours aimé la musique.

Le seul sport que j’ai vraiment pratiqué avec plaisir, c’est … la danse, donc du geste en harmonie avec la musique.

Je n’en peux plus de tous ces articles qui vantent le mérite du sport : anti-stress, garantie d’un meilleur vieillissement, d’une meilleure santé,…

Est-ce valable si on le pratique à contrecœur, comme une obligation, sans y trouver de plaisir ?

D’autres formes d’activité ont-elles le même effet ?

Je fais partie d’une chorale depuis plus de 10 ans : j’y ai gagné en puissance de voix et en souffle.

Je joue du piano depuis toute petite : cela demande une coordination yeux / cerveau / main droite / main gauche qui m’étonne toujours autant ; on lit en même 2 lignes de musique codifiées différemment (clé de sol et clé de fa), on envoie l’information à chaque main pour qu’elle joue « sa » ligne » ; et ça fonctionne ! Les muscles et tendons des mains, des bras et du dos sont sollicités.

Ces activités musicales sont depuis longtemps mon remède contre le stress.

Sans compter les nombreuses comparaisons entre Management et compétition sportive. Dans combien de sports fait-on une carrière de plus de 40 ans ? Quels dégâts sont une conséquence d’une activité sportive trop intensive ou de haut niveau ?

Une comparaison entre Management et musique a aussi du sens : chef d’un orchestre symphonique, membre d’une formation de jazz ou d’un quatuor, relations entre chanteur et accompagnateur sont des métaphores tout aussi intéressantes à utiliser, sans compter les nouvelles formes de musique et de création musicale.

Et vous, en ce début d’année où les bonnes résolutions fleurissent, quel est votre anti-stress préféré : le sport ou d’autres activités ?

Avec bien sûr mes meilleurs vœux pour 2018 pour lesquels j’emprunte la jolie formule de Nathacha Appanah dans La Croix : « le meilleur, le magnifique et le merveilleux ».

P.S. j’accueille bien sûr avec bienveillance tous les amateurs de sport de mon entourage… je n’aime pas le sport mais je peux aimer les sportifs….

En complément voir l’étude de l’APEC de juillet 2011 sur les cadres et le sport.

 

Piano

Diffuser l’information, la commenter ou… la créer ?

L’abondance d’information nuit à la qualité… la confusion aussi.

  • On peut diffuser une information : par réseau social, par un media « classique » (radio, télé, presse papier ou numérique). Le professionnalisme consiste à la vérifier avant de la diffuser : vérifier la source, authentifier le fait ou la phrase prononcée.
  • On peut la commenter : c’est toute la différence entre un « éditorial » et un « article » dans un journal. On s’attend à ce que l’éditorial exprime une opinion : pas l’article ! Mais le choix de ce qui est diffusé ou non – extrait d’un discours, phrase sortie de son contexte, accent mis sur une partie de l’information, photo,… – est une opinion déguisée…
  • On peut enfin… la créer de toutes pièces. Ou donner une importance excessive à un acte ou une phrase réels. La nécessité de nourrir des chaînes (radio, télé, Internet) d’information en continu, quelque soit la réalité, nivelle leur niveau d’importance.

Qu’est-ce qu’une information ?

Dans le domaine du management de la connaissance (ou KM pour « knowledge management »), je donnai les exemples suivants pour différencier donnée, information et connaissance.

une donnée élémentaire

  • « 100 unités »
  • « il pleut »
  • « Mr Martin »

une information – combiner plusieurs données élémentaires – on reste factuel

  • 100 ce mois-ci contre 98 le mois dernier
  • ll pleut depuis x minutes y millimètres
  • Mr Martin est notre client depuis 2 ans

une connaissance – on ajoute de l’analyse à l’information brute

  • la saisonnalité des ventes
  • la pluviométrie de cette région
  • les caractéristiques de ce client

 

Vive le coworking…avec des sièges ergonomiques !

Ce qui me frappe, en regardant des photos d’espaces de coworking, c’est l’abondance de sièges inadaptés aux personnes ayant mal au dos…. et donc souvent aux seniors….

Sans dossier, trop bas, trop mou, trop haut : canapé, pouf, banc et sutout haut tabouret semblent avoir la cote.

Il en est de même de certains espaces d’entreprises prévus pour les salariés de passage afin qu’ils puissent se poser – ou pauser, ou reposer –  entre 2 réunions et consulter leurs emails.

Ou encore des espaces d’accueil visiteurs des entreprises.

C’est vrai, beaucoup de lieux de coworking sont destinés en priorité aux start-up peuplées de jeunes gens dynamiques et sportifs. Pourtant de nombreuses start-up vantent les apports de (quelques) seniors dans leurs équipes. Et les indépendants appartiennent à toutes les tranches d’âge.

A Openspot 94-les Digiteurs à Créteil, il y a certes comme partout quelques sièges hauts et canapés mais la majorité des postes sont équipés de vrais sièges ergonomiques et confortables : venez essayer sur www.openspot94.lesdigiteurs.fr

Pour en savoir plus sur les tiers lieux :

https://www.iau-idf.fr/savoir-faire/nos-travaux/edition/les-tiers-lieux-de-nouveaux-espaces-pour-travailler-autrement.html