« J’avance comme un âne… »

C’est le titre d’un livre de Roger Etchegaray, ancien archevêque de Marseille, qui vient de mourir il y a quelques jours.

Je publie cet article à sa mémoire.

Le livre est paru en 1984.

Son titre m’avait attirée : l’âne n’est pas toujours vu comme un animal auquel on aime se comparer.

Je n’ai pas été déçue et on réfléchit beaucoup à la lecture de ces courts textes – une page le plus souvent ; il avait anticipé sur notre difficulté actuelle à lire plus…

Extrait de l’introduction : […] il est difficile aujourd’hui de se faire entendre, de se faire lire, à l’heure des flashs et des gros titres […] scrupule à user d’un vocabulaire réduit sans être réducteur […].

C’est toujours vrai….

 

P.S. 1 j’écris moins souvent ici…mais vous pouvez me retrouver dans LinkedIn où je commente souvent des articles de La Croix ou des Echos qui m’ont intéressée.

 

P.S. 2 je ne paie plus WordPress pour supprimer la publicité de ce blog. Je suis d’accord que le « gratuit » a un « prix », j’espère que celle-ci ne vous gênera pas trop.

 

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Un livre pour enfants qui fait (aussi) réfléchir….

Je connaissais le talent de Julie Cazalas comme comédienne (*), je la découvre en auteure pour enfants. Délicieusement illustré par Vincent Bourgeau, son livre s’intitule « le monde entier est nul ». On peut le raconter, comme toutes les histoires. On peut aussi l’utiliser comme point de départ d’une discussion sur l’amitié, les copains, l’amour, le cafard, l’espoir…

(*) nous avons ensemble parcouru la France pour sensibiliser à la prévention du stress, de la discrimination et des risques psycho-sociaux. La justesse de jeu de Julie dans des scènes tirées de la vie réelle contribuait à faciliter les échanges avec et entre les participants. Merci à Decommedia de nous avoir réunies dans ces projets.

Titre Le monde entier est nul

Auteurs Julie Cazalas-Caïe et Vincent Bourgeau

Editions Seuil Jeunesse – Paris juin 2019

Fin de l’expérience…

Dans les expressions à la mode depuis quelques années il y a « l’expérience client ». Et si nous ne voulions pas « expérimenter » quoique ce soit mais juste accéder aux biens et services dont nous avons besoin sans dysfonctionnements de toutes sortes ? Bref, un « bon fonctionnement ».

Comme je le disais dans ce blog en juin 2017, c’est moins « fun », « glamour » et tendance : https://isotelie.wordpress.com/2017/06/

Mais parfois on a juste envie que ça tourne : le courrier, les transports, la banque, les administrations de toutes sortes, la gestion des « Utilities » (électricité, gaz, eau, téléphone,…), les courses, bref tout le quotidien.

On nous vante le temps gagné avec telle ou telle appli. On oublie tout le temps perdu au quotidien à juste rétablir une situation normale.

Perdu pour le client.

Perdu aussi pour le salarié ou l’agent en charge de rétablir la situation.

Et stress garanti pour tout le monde !

Alors oui aux expériences si elles contribuent à simplifier notre vie et à nous rendre plus disponibles pour les autres.

Simplifier…

Mixité des CODIR : on stagne !

Le pourcentage de femmes stagne dans les CODIR et ceux-ci continuent à s’agrandir pour améliorer leur mixité.

A presque mi-année, notre suivi de la mixité dans les Comités de Direction confirme les tendances des dernières années :

  • Il n’y a presque plus d’entreprises sans aucune femme dans leur CODIR, le même nombre que celles pour lesquelles les femmes représentent au moins 50%.
  • Un pourcentage de femmes qui stagne autour de 25
  • Des CODIR dont la taille augmente : on atteint une moyenne de 10 personnes en 2019 versus 8 les cinq années précédentes
  • Les CODIR au taux de mixité les plus élevés sont les plus grands : pour parvenir à la mixité, on ajoute des femmes.
  • Les fonctions occupées par les femmes sont encore pour trois quarts du « support » : RH, Communication, Marketing, Juridique, Achats pour un quart d’Opérations : DG, directions de « Business Units » ou Commerciales.

Et pourtant, ça progresse….

Source des données collectées depuis 2005 : rubrique Etat-major du magazine Le Point.

Dessin original d’Ariane Ducellier

 

 

Plus de 50 journées ou semaines à thème, le trop-plein nous guetterait ?

Les journées ou semaines de… se multiplient avec des motivations variées :

  • Attirer notre attention sur une catégorie de personnes : aidants, enseignants, femmes, personnes âgées ou handicapées, sans compter les mères, pères et autre grand-mères
  • une cause : finance solidaire, santé mentale, peine de mort, économie sociale et solidaire, Europe
  • une attitude : gentillesse, sourire, bonheur, procrastination
  • une action pratique : lavage des mains, pas de gaspillage alimentaire, giving Tuesday, réduction des déchets

L’environnement est très présent : sans voiture, vie sauvage, développement durable, commerce équitable

La culture aussi : musique, nuit des cathédrales ou des musées, patrimoine, science, philosophie, goût …

L’économie est plus timide : industrie, ingénieur, épargne salariale, qualité de vie au travail, de même que la santé : don de moelle osseuse, santé mentale, prévention du suicide.

Issues d’initiatives publiques ou privées, individuelles ou collectives, certaines ont un succès indéniable ou historique –1ermai, 8 mars, 21 juin – d’autres se cherchent encore (je vous laisse choisir lesquelles….).

La question de leur impact et de leur efficacité se pose inévitablement : pouvons-nous nous mobiliser chaque jour pour une nouvelle cause ? Comment choisir ?

Ce nuage de mots représente une cinquantaine de causes identifiées, de portée France, Europe ou mondiale ; ce sont des journées, nuits, fêtes, semaines et même une quinzaine. Ne sont pas indiquées les manifestations locales (ville ou département). Vous êtes les bienvenus pour en proposer d’autres…

Les femmes représentent un quart des membres des CODIR des entreprises

En complément, inflation du nombre de membres en 2019 : sur les 10 entreprises présentes, on est à une moyenne de 11 au lieu de 8 les années précédentes. Une tendance à confirmer…

Voici notre bilan 2018 de la présence des femmes dans les Comités de Direction :

  • Encore une progression du nombre de femmes avec 26,6% en 2018 contre 22,8 en 2017 et 20,4 en 2016. De une sur 5, on passe à une sur 4.
  • Encore une baisse du nombre d’entreprises sans aucune femme dans leurs CODIR : 3 sur 45 versus 5 sur 44 en 2017. A quand le zéro ?
  • Une stabilisation du nombre de membres dans les CODIR : 8,2 en moyenne contre 8,68 / 8,59 / 8,53 les 3 années précédentes ; on retrouve le niveau de 2014 (8,12). Plus besoin d’agrandir le CODIR pour y intégrer des femmes.
  • Il reste encore à mieux équilibrer la répartition des fonctions : comme en 2017, près de deux tiers des femmes sont dans des  fonctions Support (surtout RH, Com, Marketing), même si leur présence dans les Achats ou Directions Financières augmente, ainsi que dans les postes de Direction Générale.

Seule ombre au tableau : le nombre d’entreprises atteignant la parité (50% ou plus de femmes) est retombé à 3, comme en 2016, après un passage à 6 en 2017.

(*) Rappel sur la source des données : la rubrique Etat Major du magazine Le Point, collectée en intégralité depuis l’année 2006 et partiellement depuis 2001, soit 44 entreprises ou organisations par an en moyenne et 703 en totalité.

 

Un festival de femmes à l’honneur…

Ajoutons Pinelopi Koujianou Goldberg nommée au poste d’économiste en chef de la Banque Mondiale au 1er  novembre 2018.

Credit: Michael Marsland, Yale University

En quelques jours, 5 femmes nommées ou récompensées. Ne boudons pas notre plaisir.

  • Gita Gopinath 1ère femme cheffe économiste au FMI. Les départements de recherche du FMI, de la Banque mondiale et de l’OCDE sont désormais pilotés par des femmes. Une banalisation bienvenue.
  • Frances H. Arnold Prix Nobel de chimie
  • Donna Strickland Prix Nobel de physique

3 modèles de femmes pour inciter les filles à faire des études scientifiques.

  • Nadia Murad Prix Nobel de la paix
  • Barbara Cassin, philosophe et philologue, 5ème femme médaille d’or du CNRS pour ses recherches menées autour du pouvoir des mots et du langage. Elle est aussi membre de l’Académie Française, où il y a actuellement 5 femmes sur 36.