Le manager d’hier et de demain : de quelle année date

à votre avis ce tableau opposant une série d’éléments de contexte, des valeurs  et des compétences ? Répondez en commentaire ici ou sur LinkedIn.La réponse dans quelques jours…

 

Demain

Changement, opportunité, incertitude, complexité, réseau, équipe, qualité, diversité, international, partage, disponibilité, écoute, équilibre, savoir-être…

Hier

Stratégie, croissance, rationalité, logique, planification, hiérarchie, mission, direction, décisions, anglais, cooptation, distance, isolement, surcharge, compétence, savoir-faire…

Le sport, anti-stress « universel » ou « obligatoire » ? Et la musique alors !

Je n’aime pas le sport. Je n’ai jamais aimé le sport.

J’aime la musique. J’ai toujours aimé la musique.

Le seul sport que j’ai vraiment pratiqué avec plaisir, c’est … la danse, donc du geste en harmonie avec la musique.

Je n’en peux plus de tous ces articles qui vantent le mérite du sport : anti-stress, garantie d’un meilleur vieillissement, d’une meilleure santé,…

Est-ce valable si on le pratique à contrecœur, comme une obligation, sans y trouver de plaisir ?

D’autres formes d’activité ont-elles le même effet ?

Je fais partie d’une chorale depuis plus de 10 ans : j’y ai gagné en puissance de voix et en souffle.

Je joue du piano depuis toute petite : cela demande une coordination yeux / cerveau / main droite / main gauche qui m’étonne toujours autant ; on lit en même 2 lignes de musique codifiées différemment (clé de sol et clé de fa), on envoie l’information à chaque main pour qu’elle joue « sa » ligne » ; et ça fonctionne ! Les muscles et tendons des mains, des bras et du dos sont sollicités.

Ces activités musicales sont depuis longtemps mon remède contre le stress.

Sans compter les nombreuses comparaisons entre Management et compétition sportive. Dans combien de sports fait-on une carrière de plus de 40 ans ? Quels dégâts sont une conséquence d’une activité sportive trop intensive ou de haut niveau ?

Une comparaison entre Management et musique a aussi du sens : chef d’un orchestre symphonique, membre d’une formation de jazz ou d’un quatuor, relations entre chanteur et accompagnateur sont des métaphores tout aussi intéressantes à utiliser, sans compter les nouvelles formes de musique et de création musicale.

Et vous, en ce début d’année où les bonnes résolutions fleurissent, quel est votre anti-stress préféré : le sport ou d’autres activités ?

Avec bien sûr mes meilleurs vœux pour 2018 pour lesquels j’emprunte la jolie formule de Nathacha Appanah dans La Croix : « le meilleur, le magnifique et le merveilleux ».

P.S. j’accueille bien sûr avec bienveillance tous les amateurs de sport de mon entourage… je n’aime pas le sport mais je peux aimer les sportifs….

En complément voir l’étude de l’APEC de juillet 2011 sur les cadres et le sport.

 

Piano

Diffuser l’information, la commenter ou… la créer ?

L’abondance d’information nuit à la qualité… la confusion aussi.

  • On peut diffuser une information : par réseau social, par un media « classique » (radio, télé, presse papier ou numérique). Le professionnalisme consiste à la vérifier avant de la diffuser : vérifier la source, authentifier le fait ou la phrase prononcée.
  • On peut la commenter : c’est toute la différence entre un « éditorial » et un « article » dans un journal. On s’attend à ce que l’éditorial exprime une opinion : pas l’article ! Mais le choix de ce qui est diffusé ou non – extrait d’un discours, phrase sortie de son contexte, accent mis sur une partie de l’information, photo,… – est une opinion déguisée…
  • On peut enfin… la créer de toutes pièces. Ou donner une importance excessive à un acte ou une phrase réels. La nécessité de nourrir des chaînes (radio, télé, Internet) d’information en continu, quelque soit la réalité, nivelle leur niveau d’importance.

Qu’est-ce qu’une information ?

Dans le domaine du management de la connaissance (ou KM pour « knowledge management »), je donnai les exemples suivants pour différencier donnée, information et connaissance.

une donnée élémentaire

  • « 100 unités »
  • « il pleut »
  • « Mr Martin »

une information – combiner plusieurs données élémentaires – on reste factuel

  • 100 ce mois-ci contre 98 le mois dernier
  • ll pleut depuis x minutes y millimètres
  • Mr Martin est notre client depuis 2 ans

une connaissance – on ajoute de l’analyse à l’information brute

  • la saisonnalité des ventes
  • la pluviométrie de cette région
  • les caractéristiques de ce client

 

L’esprit critique sans méthode peut conduire à la crédulité

Parmi les nombreuses réflexions apportées par Gérald Bronner dans son livre « la démocratie des crédules » j’ai retenu la phrase mise en titre de ce billet (*).

Le « droit au doute » apporté par la science s’accompagne d’un « devoir », celui d’une méthode. C’est un moyen pour lutter contre le relativisme ambiant qui pourrait amener à penser que « tout se vaut », le vrai comme le faux, la croyance au même niveau que la connaissance.

La croissance exponentielle de ce qui se diffuse – à défaut de le qualifier d’information (cf prochain article sur ce thème) – accélère ce relativisme, un risque pour la démocratie.

Illustré d’abondants exemples, ce livre permet de mieux comprendre ce qui se joue dans notre monde. Paru en 2013 et mis à jour pour la 8ème édition en 2017, une lecture indispensable à l’humaniste d’aujourd’hui.

 

(*) La phrase complète – page 296

« Tous les efforts d’éducation que les sociétés démocratiques ont consentis paraissent avoir oublié un enjeu essentiel de la connaissance : l’esprit critique, s’il s’exerce sans méthode, conduit facilement à la crédulité. Le doute a des vertus heuristiques, c’est vrai, mais il peut aussi conduire, plutôt qu’à l’autonomie mentale, au nihilisme cognitif »

COP23 et moi et moi et moi… : que faire au quotidien ?

Que peut-on faire de plus, à titre individuel, dans ses comportements de tous les jours ?

(quand on respecte déjà les habituels conseils donnés  – cf liste ci-dessous – élevée dans les années 50-60 par des parents ayant connu les restrictions de la guerre 39-45, eau, nourriture et électricité ont toujours été considérés comme précieux ! Sans parler du téléphone longtemps réservé aux urgences….)

Comment choisir entre deux gestes ? Lesquels sont « gagnant-gagnant » et lesquels se font au détriment d’un « autre » à identifier ?

Pour illustrer cette difficulté, je propose chaque année à mes étudiants, en début de cours sur la RSE, de comparer différents systèmes de séchage des mains dans un lieu public (restaurant ou autre) : air froid haut débit, air chaud, tissu déroulant, serviettes papier jetables, tissus individuels, voire…. rien du tout, comme suggéré une année par un étudiant sénégalais. Quels sont les coûts de production et les coûts d’usage ? Main d’œuvre nécessaire ? Energie consommée ? Eau consommée ? Transports mis en œuvre ? Hygiène ? Confort de l’usager ? Et surtout, comment peser ces différents critères ?

Quelques autres exemples sans réponse aisée de prise en compte des aspects économique et écologique :

  • Est-ce préférable de faire soi-même pain, yaourts, glaces etc.. ou de les acheter ?
  • Que coûte un SMS « gratuit » (car inclus dans notre prix d’abonnement)? Que coûte un email ? Que coûte une recherche sur Internet ?
  • On nous demande de supprimer l’envoi des factures papier (électricité, téléphone, eau, …) au profit d’une mise à disposition électronique. Mais combien coûte l’usage de l’ordinateur, des serveurs, du réseau ? Renonce-t-on définitivement au papier pour autant ? Faut-il faire confiance aux fournisseurs et ne pas garder de copie électronique sur son ordinateur ? Avec quelles sauvegardes ? …
  • Le « cloud » improprement nommé n’est pas un nuage mais des octets sur des serveurs qui consomment de l’électricité, prennent de la place et dégagent de la chaleur pas toujours récupérée…
  • Vaut-il mieux déposer les flacons de parfum avec les autres bouteilles de verre ou les donner à recycler aux distributeurs qui le proposent (avec quel circuit de recyclage = transport, tri, eau de nettoyage, main d’œuvre… ?)
  • Etc…

Quelques gestes du quotidien – merci de compléter cette liste !

  • Ne pas gaspiller l’eau (douche, chasses d’eau à double poussoir,…)
  • Ne pas jeter de nourriture (le micro-ondes et le congélateur sont de grandes aides) et utiliser des boîtes plastique ou des bocaux de verre plutôt que des sachets ou du papier aluminium
  • Economiser l’électricité (tous nos appareils électriques sont sur prise à interrupteur…)
  • Utiliser les transports en commun et le vélo
  • Trier ses déchets (composteur, verre, papier, médicaments, appareils électriques…) et recycler (vieux vêtements, lunettes, livres,…) : à condition de trouver un recycleur pour chaque objet – quid des vieilles disquettes, des vieux CD ?
  • Utiliser du papier recyclé
  • Retrouver les filets à provision de mon enfance (un bond de 50 ans en arrière !) en attendant les bouteilles d’un litre à étoile consignées chez l’épicier…
  • Consommer fruits et légumes de saison… mais alors faut-il refuser de participer au développement par exemple du Kenya ou de l’Ethopie en n’achetant plus leurs haricots verts extra-fins ou leurs roses ? Quel équilibre entre agriculture de consommation et agriculture d’exportation ?
  • Affichette « pas de pub » sur la boîte aux lettres – pas toujours respectée…
  • Louer au lieu d’acheter certains équipements – en incluant le transport pour les récupérer et les rapporter…
  • Fréquenter les bibliothèques – encore que j’achète beaucoup de livres en pensant aussi aux auteurs, imprimeurs, éditeurs, fabricants de papier….
  • Récupérer l’eau de pluie pour arroser les plantes…

Et vous quels sont vos gestes préférés ? A vous la parole !

 

La tolérance est-elle compatible avec l’engagement ? 45 ans plus tard….

« La tolérance est-elle compatible avec l’engagement ? » fut un des sujets de dissertation de philosophie qui me fut posé en classe de Terminale en 1972 : la question reste entière dans les débats d’aujourd’hui.

J’ai choisi de citer des extraits de ma copie de l’époque : non par paresse d’écrire un nouveau texte, mais plutôt parce que, malgré la maladresse d’expression de l’adolescence, au fond, mes arguments resteraient les mêmes…

Et vous, quelle est votre conclusion, compatible ou pas ? Mon choix en fin d’article.

[…] A la limite, la tolérance ne devient-elle pas la neutralité totale, le non-engagement ; d’autre part, l’engagement trop poussé ne conduit-il pas à l’aveuglement, l’isolement dans une idée, les « œillères », enfin la violence ?

[…] Dans toute société, dans tout groupe d’hommes, parce que ceux-ci sont munis d’un cerveau, d’une intelligence, des idées jaillissent, germent, s’échangent, se contredisent, s’opposent, s’associent, divisant ou unissant les hommes. Tous les sujets leur sont accessibles et le conflit qui oppose deux ménagères et une recette de cuisine différente est le même, à un échelon différent, de celui qui oppose deux pays, deux théories politiques, deux systèmes économiques : chaque homme a la possibilité de choisir, de s’engager dans une théorie particulière ; mais puisque c’est un homme qui élabore cette théorie, celle-ci devrait pouvoir être comprise par d’autres hommes, si ce n’est par tous : voilà engagement et tolérance. […]

Etre tolérant c’est admettre qu’une autre idée que la sienne puisse exister et être valable : c’est reconnaître qu’on peut agir de différentes façons sans qu’il y ait une bonne et une mauvaise en absolu. L’acquérir c’est supposer que le toi n’agit pas comme moi, qu’un acte n’est pas universel, et cela est difficile. Mais la tolérance est nécessaire dans une société où une certaine cohésion s’impose. […] Et comment défendre l’intolérance ?

L’engagement, lui, est un choix : d’une idée, d’une théorie ou d’un système, et la lutte pour faire admettre et reconnaître cette idée. Il comporte une part de risque d’où l’idée de « gage » ou de « gageure ». S’il est utile, car il faut choisir et s’établir un certain code de vie, des idées, une opinion, il n’est pas nécessairement aveugle et à sens unique ; l’engagé devrait pouvoir réfléchir, revenir en arrière, reconnaître ses torts. […]

On peut restreindre la question de la compatibilité de la tolérance et de l’engagement aux grands domaines – politique, religion, économie, social, arts, lettres – car elle a moins d’importance dans la vie quotidienne.

[…] L’engagement devient souvent vite embrigadement. Un homme engagé, qui a foi dans son idée, désire engager autrui et le convaincre qu’il a trouvé La voie. L’engagé dérivent ardent et cela peut le conduire à la violence. La tolérance lui devient impossible : comment chercher à convaincre l’autre et en même temps admettre qu’il peut avoir raison ? Le sens donné au  mot trompe : un engagé est-il une tête brûlée, un révolutionnaire, un homme dangereux ? Ou un homme sensé, conscient, lucide qui a fait des choix ?

L’homme tolérant a lui aussi une opinion : simplement il ne cherche pas à convaincre celui qui a une opinion contraire à la sienne, mais plutôt celui qui n’en a pas et qui cherche.

[…] La tolérance n’existe qu’à froid, en théorie. En pratique elle n’existe pas : il est rare de trouver un homme tolérant sur un sujet qui lui tient à cœur. La tolérance est plus facile à exercer dans un domaine auquel on est indifférent, sur lequel on peut être porté à l’indulgence ou l’acceptation. Mais lorsque soi-même ou les siens sont concernés, voire leur sécurité menacée, alors la tolérance devient difficile.

[…] La raison n’est pas seule : les émotions interviennent également ; l’amour, le respect d’un côté ; l’orgueil, la peur, la honte de l’autre.

La tolérance n’est pas absolue, elle est une acceptation de l’autre et pas une neutralité ou un refus de choix. Elle permet de dire son opinion sans être hué.

L’engagement n’est pas toujours violent, on peut prendre parti sans partir en guerre. Il ne devrait pas être aveugle : on adhère à une idée en toute connaissance de cause.

 

Aujourd’hui comme hier, je pense que la tolérance est compatible avec l’engagement.

Vive le coworking…avec des sièges ergonomiques !

Ce qui me frappe, en regardant des photos d’espaces de coworking, c’est l’abondance de sièges inadaptés aux personnes ayant mal au dos…. et donc souvent aux seniors….

Sans dossier, trop bas, trop mou, trop haut : canapé, pouf, banc et sutout haut tabouret semblent avoir la cote.

Il en est de même de certains espaces d’entreprises prévus pour les salariés de passage afin qu’ils puissent se poser – ou pauser, ou reposer –  entre 2 réunions et consulter leurs emails.

Ou encore des espaces d’accueil visiteurs des entreprises.

C’est vrai, beaucoup de lieux de coworking sont destinés en priorité aux start-up peuplées de jeunes gens dynamiques et sportifs. Pourtant de nombreuses start-up vantent les apports de (quelques) seniors dans leurs équipes. Et les indépendants appartiennent à toutes les tranches d’âge.

A Openspot 94-les Digiteurs à Créteil, il y a certes comme partout quelques sièges hauts et canapés mais la majorité des postes sont équipés de vrais sièges ergonomiques et confortables : venez essayer sur www.openspot94.lesdigiteurs.fr

Pour en savoir plus sur les tiers lieux :

https://www.iau-idf.fr/savoir-faire/nos-travaux/edition/les-tiers-lieux-de-nouveaux-espaces-pour-travailler-autrement.html