Fêter l’Europe, plus que jamais indispensable

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est passé un peu inaperçu en pleine crise sanitaire. Ne manquons pas de fêter l’Europe, plus que jamais indispensable dans ce qui devient une crise sociale et économique ; en espérant que nous ne la laisserons pas devenir une crise politique. Ces 3 femmes, Christine Lagarde, Angela Merkel et Ursula Van der Leyen vont jouer un rôle important pour la résoudre et leurs compétences nous sont précieuses.

Mêlant 8 mars et 9 mai, clin d’œil pour observer la mise en valeur récente de plusieurs autres femmes politiques : Jacinda Ardern 1ère Ministre Néo-zélandaise, Sophie Wilmès 1ère Ministre Belge, Sanna Marin 1ère Ministre Finlandaise. Et à l’inverse, plein de pays emportés à la dérive par leurs dirigeants masculins : Venezuela, Brésil, Turquie, Russie, Chine, Etats-Unis, Hongrie, Pologne, ….

Les hommes n’ont pas le monopole de la tentation dictatoriale mais il me semble que dans la période récente les quelques femmes ayant abusé du pouvoir, par exemple en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie, étaient souvent des femmes ou des filles de…. : à confirmer par les historiens.

Olivier Matthys/AP/Sipa Les Echos 20 avril 2020

2 actifs sur 3 travaillent durant le confinement

Evidemment il y a les soignants dont on parle abondamment, à juste titre.

Puis on a parlé de ceux qui font tourner le minimum vital : agriculture, distribution (alimentation et aussi eau, gaz, électricité, télécommunications), police, nettoyage, transports, logistique, postiers, etc…et tout de même un peu d’industrie de production, de dépannage, d’informatique,… Cela représente 1 actif sur 3 (34% selon Fondation Jean Jaurès- Ipsos cité par Le Point du 9 avril).

Un autre tiers (30%) travaille à distance : enseignants et plein d’autres professions dans de nombreux secteurs– administration, commercial, informatique, journalisme, etc…Même si au fil des semaines, ce travail là n’est plus toujours possible par manque de clients, de projets…

Le dernier tiers (36%) est hélas soit en congé ou arrêt maladie (15%) – souvent pour garder leurs enfants – soit au chômage (21%) réel ou technique. Et ce tiers grandit avec la durée de la crise.

Certes, sont aussi confinés toute la population habituellement dite non-active : étudiants, retraités (les EHPAD accueillent plutôt les plus de 85 ans) et autres.

Du coup, nous devrions être plus prudents quand nous parlons des uns ou des autres. Chaque personne vit évidemment autrement des situations aussi différentes.

Différents et égaux

Protégeons nos yeux – quelques conseils aux accros des écrans confinés.

Cette période de confinement est rude pour nos yeux.

Beaucoup d’entre nous passons encore plus de temps que d’habitude devant des écrans (de toutes tailles…) ; certains alternent avec…la lecture de livres et journaux ; et nous sortons peu à l’extérieur.

Quelques conseils – merci aux ophtalmologistes qui me liront de confirmer et compléter !

  • Toutes les 15-20 minutes, relevez la tête de l’écran pour regarder autour de vous
  • Toutes les heures, allez regarder par la fenêtre pendant quelques minutes les paysages au loin
  • Changez de temps en temps la distance entre vos yeux et votre écran/livre.
  • Pour stimuler les larmes, massez doucement vos paupières avec un gant mouillé à l’eau très chaude : les supérieures du haut en bas, les inférieures du bas en haut.

Voir aussi ce yoga des yeux proposé par Doctissimo :

https://www.doctissimo.fr/sante/diaporamas/yoga-des-yeux

Un optimisme mis à rude épreuve

Je suis fondamentalement optimiste. C’est un héritage de ma mère et de ma grand-mère – qui ont connu leur part d’épreuves, ayant toutes les deux eu 10 ans au début des guerres en 1914 et 1939.

Un optimisme de nature donc.

Pas béat, pas naïf, mais dirigé vers l’action.

  • Dans cette situation, que puis-je faire ?
  • Qu’est-ce qui est positif ?
  • Où est le verre à moitié plein ?
  • Pourquoi croire au pire et non au meilleur ?

Aujourd’hui cet optimisme est mis à rude épreuve.

  • Ne pas se laisser submerger par les idées noires.
  • Ne surtout pas écouter les informations en continu.
  • Garder son bon sens.
  • Agir là où on le peut.
  • Relayer les informations positives et les gestes de solidarité.

Comme Claire, remercier chaque jour de ce qui est positif https://configrats.wordpress.com/

cerisiers en fleurs

cerisiers en fleurs

 

 

 

 

Un geste de solidarité

Aujourd’hui, je prends le risque de déplaire à certains : que les contradicteurs soient remerciés d’avance de le faire poliment et de manière argumentée. Bien sûr, les soutiens sont encouragés !

Beaucoup de particuliers emploient à leur domicile des personnes pour ménage, repassage, jardinage, etc… dans ce qu’on appelle les « services à la personne ». Confinement oblige, ces services se sont souvent arrêtés.

Il nous est proposé de continuer à payer nos employés et je vous encourage vivement à le faire, si vos finances le permettent bien sûr.

Il nous est également proposé de nous faire rembourser 80% du montant net des heures prévues et non réalisées.

Et je vous encourage à ne pas vous faire rembourser (là encore, si vos finances le permettent bien sûr).

C’est un droit, me direz-vous.

C’est aussi, pour moi en tout cas, un devoir de solidarité quand on en a la possibilité.

Car tous ces remboursements, ce chômage partiel, ces primes, ces suspensions de cotisation etc…. sont indispensables…mais au final se traduiront par des impôts.

Car rappelons-le, l’Etat, les collectivités territoriales, l’Union Européenne n’ont pas d’argent : c’est toujours nous qui finançons avec les impôts directs (revenu, foncier, habitation, etc.…) ou indirects (TVA, impôts de production, taxe pétrole et énergie, etc…). Alors autant anticiper…

Extrait du message de l’Urssaf

[…] En ce contexte difficile et inédit lié à la crise sanitaire, l’activité de votre salarié à domicile a pu être réduite ou interrompue.
Nous invitons les particuliers employeurs à faire preuve de solidarité et à assumer, s’ils le peuvent, l’intégralité de la rémunération prévue au mois de mars de leur salarié, même si toutes les heures de travail prévues n’ont pas pu être réalisées. […]

Extrait de la lettre de Gérard Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes Publics

[…] Ce geste solidaire et citoyen témoigne de votre reconnaissance pour celles et ceux qui se dévouent à votre service au quotidien  […]

[…]Toutefois, afin de tenir compte des situations de difficultés économiques, le gouvernement a mis en place un dispositif exceptionnel d’indemnisation. Il permet à l’employeur de verser au salarié, au titre des heures de travail non réalisées, une indemnité correspondante à 80 % du montant net des heures prévues et non réalisées. L’employeur sera ensuite remboursé par virement sur son compte bancaire. […]

 

 

A l’honneur, la 1ère entreprise de l’année avec plus de femmes que d’hommes au CODIR

Tous les ans, je l’attends.

Pour ceux qui suivent régulièrement ce blog, vous savez que je réalise des statistiques de mixité des Comités de Direction à partir de la rubrique Etat-major du Point.

Chaque année, il y a encore quelques entreprises qui n’ont aucune femme dans ce CODIR, il y en a déjà une en 2020, je ne la nommerai pas….196 en cumulé depuis 2005 sur 647.

Et chaque année, il y en a aussi quelques-unes qui ont autant ou plus de femmes que d’hommes : 36 sur 647.

Bravo au Groupe Monoprix avec 5 femmes sur 8.

Et clin d’œil amical à Sandra Hazelart, la DRH, élue comme moi à la CCI du Val de Marne.

Le site du Point

https://www.lepoint.fr/economie/etat-major-groupe-monoprix-12-03-2020-2366872_28.php#xtmc=etat-major&xtnp=1&xtcr=1

Le site de la CCI du Val de Marne

https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci94

La parité en 2051 avec des CODIR de 22 personnes

ou comment les CODIR grandissent pour se féminiser.

Résultat sans appel de notre mesure de la féminisation des équipes dirigeantes à partir de la rubrique Etat-major du Point depuis 2005 : pour maintenir un taux de femmes de 24% en 2019, le nombre de directeurs frôle les 10 personnes, quand il était d’à peine 7 il y a 8 ans (avec alors une seule femme).

Elles sont ainsi en moyenne 2,89 en 2019 versus 2,15 en 2018 ; le nombre total étant passé de 8,20 à 9,75.

Le nombre d’entreprises sans aucune femme est de 3 sur 44 ; le même nombre que l’an dernier et le même nombre que les entreprises ayant 50% ou plus de femmes.

La répartition de ces femmes dirigeantes entre fonctions opérationnelles et fonctions support reste constante : 40% versus 60%. Les DRH et Directrices de la Communication représentent la moitié des fonctions support exercées.

Question : quelle taille devront atteindre ces CODIR pour arriver à la parité ?

Réponse : 22 dans….32 ans, en 2051.

Calcul : on augmente de 2 femmes et de 3 membres de la direction tous les 8 ans.

2011 : 1 femme sur 7

2019 : 3 femmes sur 10

2027 : 5 femmes sur 13

2035 : 7 femmes sur 16

2043 : 9 femmes sur 19

2051 : 11 femmes sur 22 – parité atteinte ! CQFD.