Un geste de solidarité

Aujourd’hui, je prends le risque de déplaire à certains : que les contradicteurs soient remerciés d’avance de le faire poliment et de manière argumentée. Bien sûr, les soutiens sont encouragés !

Beaucoup de particuliers emploient à leur domicile des personnes pour ménage, repassage, jardinage, etc… dans ce qu’on appelle les « services à la personne ». Confinement oblige, ces services se sont souvent arrêtés.

Il nous est proposé de continuer à payer nos employés et je vous encourage vivement à le faire, si vos finances le permettent bien sûr.

Il nous est également proposé de nous faire rembourser 80% du montant net des heures prévues et non réalisées.

Et je vous encourage à ne pas vous faire rembourser (là encore, si vos finances le permettent bien sûr).

C’est un droit, me direz-vous.

C’est aussi, pour moi en tout cas, un devoir de solidarité quand on en a la possibilité.

Car tous ces remboursements, ce chômage partiel, ces primes, ces suspensions de cotisation etc…. sont indispensables…mais au final se traduiront par des impôts.

Car rappelons-le, l’Etat, les collectivités territoriales, l’Union Européenne n’ont pas d’argent : c’est toujours nous qui finançons avec les impôts directs (revenu, foncier, habitation, etc.…) ou indirects (TVA, impôts de production, taxe pétrole et énergie, etc…). Alors autant anticiper…

Extrait du message de l’Urssaf

[…] En ce contexte difficile et inédit lié à la crise sanitaire, l’activité de votre salarié à domicile a pu être réduite ou interrompue.
Nous invitons les particuliers employeurs à faire preuve de solidarité et à assumer, s’ils le peuvent, l’intégralité de la rémunération prévue au mois de mars de leur salarié, même si toutes les heures de travail prévues n’ont pas pu être réalisées. […]

Extrait de la lettre de Gérard Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes Publics

[…] Ce geste solidaire et citoyen témoigne de votre reconnaissance pour celles et ceux qui se dévouent à votre service au quotidien  […]

[…]Toutefois, afin de tenir compte des situations de difficultés économiques, le gouvernement a mis en place un dispositif exceptionnel d’indemnisation. Il permet à l’employeur de verser au salarié, au titre des heures de travail non réalisées, une indemnité correspondante à 80 % du montant net des heures prévues et non réalisées. L’employeur sera ensuite remboursé par virement sur son compte bancaire. […]

 

 

A l’honneur, la 1ère entreprise de l’année avec plus de femmes que d’hommes au CODIR

Tous les ans, je l’attends.

Pour ceux qui suivent régulièrement ce blog, vous savez que je réalise des statistiques de mixité des Comités de Direction à partir de la rubrique Etat-major du Point.

Chaque année, il y a encore quelques entreprises qui n’ont aucune femme dans ce CODIR, il y en a déjà une en 2020, je ne la nommerai pas….196 en cumulé depuis 2005 sur 647.

Et chaque année, il y en a aussi quelques-unes qui ont autant ou plus de femmes que d’hommes : 36 sur 647.

Bravo au Groupe Monoprix avec 5 femmes sur 8.

Et clin d’œil amical à Sandra Hazelart, la DRH, élue comme moi à la CCI du Val de Marne.

Le site du Point

https://www.lepoint.fr/economie/etat-major-groupe-monoprix-12-03-2020-2366872_28.php#xtmc=etat-major&xtnp=1&xtcr=1

Le site de la CCI du Val de Marne

https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci94

La parité en 2051 avec des CODIR de 22 personnes

ou comment les CODIR grandissent pour se féminiser.

Résultat sans appel de notre mesure de la féminisation des équipes dirigeantes à partir de la rubrique Etat-major du Point depuis 2005 : pour maintenir un taux de femmes de 24% en 2019, le nombre de directeurs frôle les 10 personnes, quand il était d’à peine 7 il y a 8 ans (avec alors une seule femme).

Elles sont ainsi en moyenne 2,89 en 2019 versus 2,15 en 2018 ; le nombre total étant passé de 8,20 à 9,75.

Le nombre d’entreprises sans aucune femme est de 3 sur 44 ; le même nombre que l’an dernier et le même nombre que les entreprises ayant 50% ou plus de femmes.

La répartition de ces femmes dirigeantes entre fonctions opérationnelles et fonctions support reste constante : 40% versus 60%. Les DRH et Directrices de la Communication représentent la moitié des fonctions support exercées.

Question : quelle taille devront atteindre ces CODIR pour arriver à la parité ?

Réponse : 22 dans….32 ans, en 2051.

Calcul : on augmente de 2 femmes et de 3 membres de la direction tous les 8 ans.

2011 : 1 femme sur 7

2019 : 3 femmes sur 10

2027 : 5 femmes sur 13

2035 : 7 femmes sur 16

2043 : 9 femmes sur 19

2051 : 11 femmes sur 22 – parité atteinte ! CQFD.

Mes succès (« tops ») et mes échecs (« flops ») 2019

Je publie régulièrement sur LinkedIn des « posts » sur des sujets qui ont attiré mon attention : plus d’une centaine en 2019, souvent inspirés de ma lecture quotidienne de La Croix et des Echos.

Leur audience est assez déconcertante.

Certains sujets que je trouve fondamentaux – comme la liberté d’expression à l’université, les faux médicaments en Afrique, le danger du mauvais fonctionnement de l’OMC, la recrudescence de la mortalité par la rougeole, font un flop, avec parfois à peine quelques dizaines de lecteurs. Mon minimum de l’année est 32.

D’autres que je jugeais plus mineurs, comme de repenser le temps de travail pour les seniors, sans doute plus en accord avec les préoccupations de mon réseau, se diffusent au fil du temps. C’est celui qui a fait mon record avec 2 034 vues.

Heureusement, certains trouvent leur public, et quand 200 à 500 personnes les ont lus, je me dis que c’est plus que mon cercle régulier de famille, d’amis et connaissances (ma moyenne est de 250).

Ainsi, vous avez aimé comme moi : compter les femmes pour que les femmes comptent, les bonnes pratiques des hôpitaux, les Comptoirs de campagne, l’effet pervers des subventions à l’environnement ou la journée du bénévolat.

Ainsi se clôt la 1ère  année de ma vie de retraitée (*)

Avec cette vue de la chaîne des Aravis émergeant du brouillard, je vous souhaite une Bonne Année 2020.

Les Aravis

(*) Ah, que je n’aime décidément pas ce mot ; rien à voir avec l’actualité…mais comme indiqué dans le post-scriptum de mon profil LinkedIn, si je le suis administrativement de la vie professionnelle, je ne le suis sûrement pas de la vie tout court !

P.S. je ne paie plus les 30 € annuels pour la suppression de la publicité sur ce blog. Désolée si cela vous gêne, mais WordPress me parait légitime à financer l’espace que j’occupe ainsi gratuitement.

 

« Sobriété numérique, les clés pour agir »

Enfin un livre avec des explications claires et des actions concrètes !

En effet, si tout le monde parle des changements climatiques et du réchauffement, la confusion règne habituellement dès qu’il s’agit de comprendre et ensuite d’agir.

Un grand merci donc à Frédéric Bordage pour ce livre court et bien fait.

Ses 4 principales recommandations, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu :

  1. Allongez la durée de vie de vos appareils
  2. Eteignez votre box et le boîtier TV
  3. Limitez l’usage du « cloud », surtout en 4G
  4. Regardez la télévision via la TNT et évitez l’ADSL

 

P.S.1

Je ne suis pas 100% d’accord avec certaines positions de l’auteur sur l’économie et la politique, mais c’est marginal par rapport à tout ce qu’il apporte de positif.

P.S.2

L’ai-je apprécié parce que je peux me délivrer un brevet de sobriété numérique, puisque je respecte ses 4 recommandations ? Cesser de me faire moquer quand je coupe l’électricité chaque soir de mes branchements TV et ADSL ? Ou parce qu’en 40 ans je n’en suis qu’à mon 3ème poste de télévision ? Et que je regrette qu’il n’y ait plus de lecteur de CD de musique dans les nouvelles voitures ?

Auteur : Frédéric Bordage. Préface d’Isabelle Autissier

Titre : Sobriété numérique. Les clés pour agir.

Editeur : Buchet Chastel. La Verte. Paris. 2019

 

 

« J’avance comme un âne… »

C’est le titre d’un livre de Roger Etchegaray, ancien archevêque de Marseille, qui vient de mourir il y a quelques jours.

Je publie cet article à sa mémoire.

Le livre est paru en 1984.

Son titre m’avait attirée : l’âne n’est pas toujours vu comme un animal auquel on aime se comparer.

Je n’ai pas été déçue et on réfléchit beaucoup à la lecture de ces courts textes – une page le plus souvent ; il avait anticipé sur notre difficulté actuelle à lire plus…

Extrait de l’introduction : […] il est difficile aujourd’hui de se faire entendre, de se faire lire, à l’heure des flashs et des gros titres […] scrupule à user d’un vocabulaire réduit sans être réducteur […].

C’est toujours vrai….

 

P.S. 1 j’écris moins souvent ici…mais vous pouvez me retrouver dans LinkedIn où je commente souvent des articles de La Croix ou des Echos qui m’ont intéressée.

 

P.S. 2 je ne paie plus WordPress pour supprimer la publicité de ce blog. Je suis d’accord que le « gratuit » a un « prix », j’espère que celle-ci ne vous gênera pas trop.

 

Un livre pour enfants qui fait (aussi) réfléchir….

Je connaissais le talent de Julie Cazalas comme comédienne (*), je la découvre en auteure pour enfants. Délicieusement illustré par Vincent Bourgeau, son livre s’intitule « le monde entier est nul ». On peut le raconter, comme toutes les histoires. On peut aussi l’utiliser comme point de départ d’une discussion sur l’amitié, les copains, l’amour, le cafard, l’espoir…

(*) nous avons ensemble parcouru la France pour sensibiliser à la prévention du stress, de la discrimination et des risques psycho-sociaux. La justesse de jeu de Julie dans des scènes tirées de la vie réelle contribuait à faciliter les échanges avec et entre les participants. Merci à Decommedia de nous avoir réunies dans ces projets.

Titre Le monde entier est nul

Auteurs Julie Cazalas-Caïe et Vincent Bourgeau

Editions Seuil Jeunesse – Paris juin 2019